Un peu de sérieux que diable !

Je ne sais pas vous, mais moi il y a des mots qui me donnent de l’urticaire. Et en ce moment, la lecture de notre flux d’activité Linkedin y contribue largement.

Je ne compte plus les phrases empruntées au Dalai Lama, à John Lennon et autres consorts (je ne serai pas étonnée d’y voir bientôt Jean-Claude VanDamme !) brandies comme des leitmotiv quotidiens : pour être heureux soyez bienveillants avec les autres (ça y est je commence à me gratter).

De la bienveillance à la cool attitude

La bienveillance ! Ce mot magique que l’on met à toutes les sauces.

La parentalité doit être bienveillante – ce sont bien sûr ce qui n’ont pas d’enfants qui en parlent le mieux. Le dirigeant doit être bienveillant – et puis il doit être “manager”, ou « CEO » en anglais dans le texte, quand bien même il ne sait pas aligner 3 mots dans la langue de Shakespeare parce que ça fait plus « cool ». Voilà ce que l’on veut nous imposer jusque dans l’entreprise : la cool attitude.

Aujourd’hui le recrutement lui-même s’y met. Fini les DRH, RRH, RH. Il faut être « chief happiness officer » telles des petites licornes qui distribueraient du bonheur le matin en passant dans les bureaux, façon Bisounours sur leur arc en ciel.

Les candidats ne sont pas des consommateurs

Désormais, l’idée en vogue c’est qu’une entreprise cherchant à recruter se doit d’être originale. Finies les annonces classiques : il paraît que ces dernières ne sont pas gage de bonnes candidatures en retour et que c’est ennuyeux pour un recruteur de rédiger des annonces (faut changer de métier hein!).

On passe aux offres d’emplois sous forme d’infographies ou de vidéos agrémentées de musique de fond pop rock avec des fondus artistiques. Bref tout un attirail de bruits et d’images en mouvement qui à mon sens brouillent le propos : j’ai l’impression d’être devant une publicité qui doit me vendre ce dont je n’ai pas besoin alors que je cherche un emploi, et j’aimerai savoir si cette entreprise et ce poste peuvent me correspondre.

Et puis il y a cette dernière tendance (très présente sur Linkedin) qui consiste à tutoyer le potentiel candidat dans les offres d’emploi, façon campagne « I want you » de l’armée Américaine en 1917.  Mais qu’est ce que cela veut dire?

A force de vouloir tout révolutionner par principe on n’en oublie l’essentiel : en face des offres d’emplois il y a des candidats qui cherchent du travail. Et je ne vois pas au nom de quoi on devrait leur parler en anglais, les tutoyer, les prendre pour des consommateurs écervelés.

A l’heure où les entreprises sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux, il y a largement de quoi façonner sa marque employeur avec un angle  « sympa » si on en a envie, mais les offres d’emploi ne sont pas le bon terrain pour ça.

Et je vous assure qu’on peut rédiger des annonces « classiques » et avoir de très bonnes candidatures en retour – mais c’est un métier c’est vrai ! 🙂

A bon entendeur !

Quand l’entretien d’embauche tourne au sketch (pas toujours drôle)

En cette période post-examens nous avons eu droit comme chaque année aux fameuses perles du Bac. Nous avons voulu de notre côté, pendant l’été apporter une petite touche d’humour avec des anecdotes d’entretiens d’embauche complètement ratés. La véracité des anecdotes n’est pas prouvée, mais on peut vous dire que l’on a nous aussi connu certaines situations cocasses pas très éloignées…

En italique ce sont nos commentaires qui n’engagent que nous ;-).

Petit tour d’horizon des perles relevées par les recruteurs en entretien :

– “Pendant l’entretien, la sonnerie d’un réveil s’échappa de l’attaché-case du candidat. Il sortit ce réveil, il coupa la sonnerie et s’excusa de partir car il devait passer un autre entretien”. / Passez aussi à un autre candidat

– “Lorsque je lui ai demandé quels étaient ses hobbies, il s’est levé et a commencé à faire des claquettes dans le bureau”. / I’m singin’ in the office!

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– “[Le candidat] jura que, si il était sélectionné pour le poste, il se ferait tatouer le logo de l’entreprise sur l’avant-bras en gage de sa loyauté”. / Si le logo est un dauphin ça peut être sympa. Ah non?

– “[Le candidat] a dit qu’il était tellement qualifié que s’il n’était pas embauché, ce serait la preuve que le management de l’entreprise est incompétent.” / Du moment qu’il est incompétent en un seul mot l’honneur est sauf

– “De toute façon, mon [ancien] chef était con”. / C’est un peu court jeune homme, on pouvait dire… oh! Dieu! Bien des choses en somme

– « Un jour, en cliquant sur la photo d’identité du CV d’une candidate, j’ai eu la surprise de la voir s’afficher en grand format et de la découvrir seins nus, toute bronzée, avec des bouteilles de bière devant elle. Elle avait dû faire une erreur en l’enregistrant après l’avoir retouchée. / Qu’est ce qui est le plus incongru, les seins nus ou les bouteilles de bière? That is the question

– Le candidat qui ne connaît pas bien le nom du recruteur ” C’était M. Ballard pas M. Bâtard…” / Là, vraiment, on ne peut plus vous aider

– À la question, “quels sont vos projets à 3 et 5 ans?”, un candidat à un poste de directeur commercial pour une start-up a répondu tout de go : “Travailler quelques mois avec votre client (ndlr : donc la start-up) puis créer mon entreprise car j’aurai vu toutes les erreurs à ne pas commettre”. / Cela a (au moins) le mérite d’être honnête

– “J’ai reçu un CV avec une citation de Raymond Barre un jour… : « Un avenir cela se façonne, un avenir cela se veut » “. / Je cherche une citation sur l’excès de zèle…

– “Aujourd’hui, RH chez un opérateur de téléphonie, j’ai participé à un salon de recrutement. Un candidat est venu me demander de réparer son téléphone. VDM”. / Il pensait certainement à vérifier les compétences du recruteur

– “Le candidat, adepte du vélo est venu en entretien en tenue de cycliste… casque aérodynamique, combinaison Lycra, chaussures Shimano… la totale”. / Sauver la couche d’ozone c’est bien, mais pas le jour d’un entretien d’embauche…

Les recruteurs aussi peuvent manquer de savoir vivre…

– “Aujourd’hui, pendant un recrutement, j’ai demandé au candidat en face de moi de parler anglais pour vérifier son niveau. Celui-ci s’est exécuté, mais je n’ai absolument rien compris. Il avait le niveau, moi non. VDM”. / Bryan is in the kitchen

– “Aujourd’hui, je me rends à un entretien d’embauche à 3h de train de chez moi. Arrivée sur place, je me présente et explique le pourquoi de ma présence. On m’annonce à ce moment-là que le poste est déjà pourvu depuis 4 jours. On m’a proposé l’entretien hier. VDM”. / Oui là vous avez le droit de vous énerver, on vous soutient

– « On m’a demandé si j’avais plusieurs petites amies, c’était pour un poste de commercial. Et le recruteur de me dire qu’un bon commercial a forcément plusieurs petites amies… » / C’est pas faute d’avoir essayé, mais… non vraiment c’est un cliché

– « Le recruteur m’a dit tout au début de notre entretien : « vous avez 30 ans, pas d’enfant, c’est sûr, je ne vous embauche pas avec ce profil ! » / Cela tombe bien le profil “goujat” du recruteur ne nous plaît pas non plus! (non mais)

Et vous, vous avez des anecdotes à partager ?


Sources : 

http://www.linternaute.com

http://www.studyrama-emploi.com/

http://www.huffingtonpost.fr/

http://www.rmsnews.com

http://www.cadremploi.fr/

http://www.viedemerde.fr/

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